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Paris, le 7 février 2001
Monsieur,
Vous êtes venu nous parler de vos souffrances ; je me sens ici obligée de vous présenter ma gratitude et mon respect. Et même si ces mots vous ont résonné à l’oreille des milliers de fois, même s’ils ne peuvent pas adoucir le passé, je vous le dis : Merci ! Mais aussi… Ce n’est pas en tant que Française, mais en tant qu’homme que je ne puis ne pas me considérer coupable. Coupable des erreurs de mes parents- on dit bien, n’est-ce pas, que ce sont les fils qui les payent ? - coupable de ne pas avoir été là, au milieu de tous, pour dire »Arrêtez » coupable parce que ça a été fait. Ainsi, au nom de nous tous qui ont vécu avant, après ou pendant cette maudite guerre, au nom de nous qui, de nos mains sales, avons pu haïr et tuer, au lieu d’embrasser nos frères, au nom de ceux qui, peut- être, ne « connaîtront » jamais vraiment ce qui s’est passé, je vous demande pardon. Aujourd’hui, moi qui fais partie d’une génération sans soucis, je promets de garder votre secret en le partageant de tout mon coeur, pour que l’on sache, et pour qu’on aime. « L’Amour, c’est quand la différence ne sépare plus. » Jacques de Bourbon-Busset A bientôt, Monsieur Schaffer. Miriam SOFRINA(Classe de 3eB Collège Jules Romains)
La croyance en Dieu après le drame d’Auschwitz reste évidement posée et la réponse est difficile. Je n’ai d’autre titre que celui d’ancien déporté pour en parler, sauf celui d’être croyant moi même.
J’ai vu des personnes très croyants perdre leur foi dès leurs arrivée au camp, d’autres, au contraire le devenir. On pourrait dire en conclusion que : «S’il a été possible de croire en Dieu à Auschwitz, il est possible de croire en Dieu après Auschwitz!» |
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Copyright 2007 Patrick Benichou