J’ai éprouvé le besoin de lui manifester ma reconnaissance dans la lettre ci-après :

Monsieur le Président,,

Arrêté avec ma mère et ma soeur en 1942 par des Gendarmes français à Revel Hte Garonne

(Zone non occupée), déporté via Drancy à Auschwitz,, seul survivant de ma famille,, vous comprendrez, Monsieur le Président, que j’ai accueilli votre déclaration du 16 juillet avec émotion et reconnaissance.

Votre prise de position vous honore et ne porte aucun préjudice à la grandeur de la France

Républicaine,, bien au contraire. Je suis parmi ceux qui attendaient avec inquiétude et tristesse, depuis 53 années, cette mise au point. Elle vient tardivement,, mais vous avez osé le dire, contrairement à vos

prédécesseurs. Elle s’inscrit dans la droite ligne de vos discours antérieurs.

Pardonnez, Monsieur le Président, à un des rares survivants de cette époque, de prendre la liberté de vous écrire pour exprimer ses sentiments etc.…

Veuillez croire, Monsieur le Président,, à ma haute considération.

Paul Schaffer

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