![]() |
||
|
Nous allions fréquemment les
dimanches nous promener, dans les superbes allées du jardins de Bagatelle.
Il y régnait un charme très spécial et les voitures étaient obligées de
rester devant les grilles. Ainsi notre enfant pouvait à son gré courir,
admirer les superbes fleurs et les massifs qui changeaient de saison en
saison. Par un de ces dimanches privilégiés une jeune touriste appareil de photo en main, s’est approchée et nous a demandée : -« Quelle jolie petite fille, vous permettez que je la prenne en photo ! » Anick du haut de ses trois ans, posa le plus gracieusement du monde et demanda à la fin de la séance : « C’est déjà fini » ? Les gens amusés ont ri et nous il faut l’avouer, étions on ne peut plus flattés ! Je dois reconnaître qu’elle a la chance de ressembler davantage à sa mère et d’avoir aussi héritée de son charme. Pour son âge elle parlait beaucoup et étonnement bien, aimant répondre au téléphone en notre absence ; ce qui lui était interdit. En appelant un jour, c’est évidemment Anick qui décrocha et commença comme d’habitude, à raconter avec force détails les événements du jour. Le soir, à mon retour du bureau, je lui demandai : -« Alors Anick chérie ? Tu as vite oublié l’interdiction de décrocher le téléphone à la place de Nono »? (Nom qu’elle donnait à notre employée de maison.) -« Non-Papa » ! « Je ne l’ai pas oublié, mais je savais que c’était toi » ! -«Comment pouvait-tu le savoir avant même de m’avoir parlé »? Avec ses grands yeux pleins de candeur, la coquine me répondit : -« Parce que ça sonnait si doux … » J’ai succombé à son charme et ne pouvais plus la gronder. Il me semblait amusant de mentionner ces quelques détails de ma vie de famille si harmonieuse. Une vie enrichie par la présence d’Anick, de son mari Lucien et celle de notre petit-fils Adrien-Benjamin. |
||
| Page 86 | Page suivante | |
Copyright 2007 Patrick Benichou