Des lettres plus odieuses les unes que les autres se trouvent parmi les documents des archives nationales.

Alors que nous avions retrouvé une relative quiétude à Revel, des événements tragiques se produisaient dans la zone occupée par les Allemands et dans la zone dite libre de « Vichy ».

Nous étions dans l’ignorance totale des lois françaises anti-juives promulguées dès 1940, ainsi que des arrestations dramatiques à Paris, de la « Rafle du Vel’ d’hiv’ » des 16 et 17 juillet 1942, au cours desquelles 13 152 femmes, hommes et vieillards, dont 4115 enfants en bas âge ont été arrêtés par la police parisienne et parqués dans des conditions terribles au « Vélodrome d’hiver », pour être ensuite déportés, via Pithiviers, Beaune-la-Rolande ou Drancy, à Auschwitz.

Étrangement, notre paisible coin du Lauragais, où nous vivions préservés, nous laissait espérer de pouvoir y rester en toute sécurité jusqu’à la fin de la guerre. Ce n’était hélas qu’une illusion !

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Copyright 2007 Patrick Benichou