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De ces rencontres avec les jeunes, il tire
lui-même une grande richesse car il sait retenir leur intérêt, susciter
leur émotion et nouer avec eux des relations de confiance et d’amitié très
exceptionnelle. C’est là une tâche éprouvante et difficile, car il s’agit
pour tout ancien déporté, de parler d’un passé resté très douloureux et de
trouver le ton juste, pour évoquer des réalités atroces, sans traumatiser
de jeunes esprits.
Comment parler d'événements qui paraissent nécessairement très lointain,
alors que la télévision montre chaque jour en direct tous les conflits et
drames de la planète !
La sobriété et l'authenticité du récit de Paul Schaffer lui confère une
émotion particulière. Le message qu'il transmet n'en acquiert que plus de
prix.
On ne peut douter que, comme auprès des enfants auxquels l'auteur s'est si
souvent adressé, Paul ne trouve auprès de ses lecteurs la même sympathie
et la même connivence.
Aux uns et aux autres, il donne l'exemple d'un jeune homme qui a su
résister au malheur, aux humiliations et aux souffrances de la vie
concentrationnaire pour rester un être humain.
De l'image qu'il donne des anciens déportés, de la confiance en l'humanité
qu'il a su garder, qu'il soit remercié.
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