De ces rencontres avec les jeunes, il tire lui-même une grande richesse car il sait retenir leur intérêt, susciter leur émotion et nouer avec eux des relations de confiance et d’amitié très exceptionnelle. C’est là une tâche éprouvante et difficile, car il s’agit pour tout ancien déporté, de parler d’un passé resté très douloureux et de trouver le ton juste, pour évoquer des réalités atroces, sans traumatiser de jeunes esprits.
Comment parler d'événements qui paraissent nécessairement très lointain, alors que la télévision montre chaque jour en direct tous les conflits et drames de la planète !
La sobriété et l'authenticité du récit de Paul Schaffer lui confère une émotion particulière. Le message qu'il transmet n'en acquiert que plus de prix.
On ne peut douter que, comme auprès des enfants auxquels l'auteur s'est si souvent adressé, Paul ne trouve auprès de ses lecteurs la même sympathie et la même connivence.
Aux uns et aux autres, il donne l'exemple d'un jeune homme qui a su résister au malheur, aux humiliations et aux souffrances de la vie concentrationnaire pour rester un être humain.
De l'image qu'il donne des anciens déportés, de la confiance en l'humanité qu'il a su garder, qu'il soit remercié.

Page précédente

Préface Simone Veil 7/7 Page suivante

Copyright 2007 Patrick Benichou